Ajudes per al teatre i beques de l’AVL

El cidaj ens envia la informació següent:

  • ORDE de 16 de gener de 2008, de la Conselleria d’Educació, per la qual es convoquen ajudes econòmiques per a la promoció de l’ús del valencià en les produccions teatrals a la Comunitat Valenciana per a 2008. [2008/1030] (docv núm. 5 693, d’01.02.2008)
    – vegeu text

  • RESOLUCIÓ de 16 de gener del 2008, de la Presidència de l’Acadèmia Valenciana de la Llengua, per la qual es publica l’Acord d’11 de gener del 2008, del Ple de l’Acadèmia Valenciana de la Llengua, pel qual es convoquen beques per a la realització de pràctiques de formació d’Informàtica, de personal tècnic de Biblioteques i Arxius, i de tècnics en Lexicografia, Terminologia i Toponomàstica. [2008/755] (docv núm. 5 693, d’01.02.2008)
    – vegeu text

Oficialitat del català a la Catalunya del Nord

El 25 de gener la notícia era (dtl) que l’estat francés col·laborava en l’emissió de la tv3. Ara Vilaweb (04.02.2008) ens comunica la satisfacció dels governs català i balear per l’«oficialitat» del català a la Catalunya del Nord i del silenci del govern valencià —segurament envejós d’una oficialitat tan publicitària i poc compromesa.

El Consell General dels Pirineus Orientals ha proclamat una oficialitat difusa i d’abast limitat, però hem de suposar que si l’han aprovada deu ser per a complir algun dels objectius que fixen en la Charte en faveur du catalan, que per ara no apareix en versió catalana en el web del Consell, i hauria de ser una de les primeres faenes que tenen a fer.

Cal assenyalar que la carta diu, en un exercici d’optimisme que ens hauríem de contagiar:

Les enquestes sociolingüístiques mostren que en este inici del segle xxi, amb una perspectiva de modernitat i de garantia de futur, els habitants continuen continuen interessats en la llengua catalana i s’hi mantenen fidels.

Ampliem, doncs, l’àmbit territorial d’oficialitat lingüística per als catalanoparlants, modulada de maneres ben diverses, això sí.

Versió francesa de la carta (vesió catalana ací: [pdf]; i ací: [html] de Marc Belzunces):

Charte en faveur du catalan

Préambule:

La langue catalane, née il y a plus de mille ans, constitue un des piliers de notre identité, du patrimoine et de la richesse du département des Pyrénées-Orientales (Catalunya Nord).

Les enquêtes sociolinguistiques montrent qu’en ce début du XXIème siècle, dans uneperspective de modernité et de garantie d’avenir, les habitants restent intéressés et fidèles à la langue catalane. Aujourd’hui et pour les années à venir, la survie de la langue catalane est un enjeu culturel, économique, politique et humain d’importance.

  • En premier lieu, il convient d’affirmer que:
    • La politique de promotion de la langue catalane ne se fait pas au détriment de la langue française; la reconnaissance du catalan et le bilinguisme ne remettent pas en cause ni l’existence ni le caractère officiel du français. Elle ne menace pas l’unité nationale.
    • La politique linguistique en faveur du catalan est fondée sur l’incitation et l’encouragement et non sur l’obligation: nul n’est obligé d’apprendre le catalan.
    • La langue catalane est le patrimoine et le moyen d’expression de toute la population et n’est pas réservée à quelques spécialistes.
  • La reconnaissance du catalan et la politique linguistique en faveur du bilinguisme se basent
    sur les principes universels de respect de la diversité et de l’égalité entre toutes les langues, tels qu’ils figurent dans:

    • La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme: « l’Universalisme doit reposer sur une conception de la diversité linguistique et culturelle qui dépasse à la fois les tendances homogénéisantes et les tendances à l’isolement facteur d’exclusion ».
    • La Déclaration Universelle des Droits linguistiques: « toute communauté linguistique a le droit de disposer des moyens nécessaires pour assurer la transmission et la pérennité de sa langue ».
    • La Convention des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales du Conseil de l’Europe: « le droit de pratiquer une langue régionale ou minoritaire, dans la vie privée ou publique constitue un droit imprescendible ».
    • La Charte Européenne des Langues Régionales: « la protection des langues régionales ou minoritaires historiques de l’Europe, dont certaines risquent, au fil du temps, de disparaître, contribue à maintenir et à développer les traditions et la richesse culturelles de l’Europe ».

Face au refus du Gouvernement de faire ratifier et appliquer la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires, la langue catalane est aujourd’hui dépourvue d’un cadre juridique permettant sa préservation et son développement: les collectivités territoriales et l’État se doivent de protéger le patrimoine culturel que constitue le catalan et d’en favoriser l’étude scientifique et l’usage.

Le Conseil Général se félicite donc de l’appui qu’apportent les Députés espagnols par le vote d’une motion, à la demande récurente de ratification de la Charte par la France.

Pour l’ensemble de ces raisons, le Conseil Général souhaite s’engager sur une charte définissant les fondements d’une politique linguistique et de reconnaissance de la langue catalane.

ARTICLE 1:
Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales reconnaît officiellement, au côté de la langue française, le catalan comme langue du département.

Il s’engage, à travers cette Charte, à être un des acteurs de la pérennisation de la langue et de la culture catalanes.

ARTICLE 2:
Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales reconnaît l’Institut d’Estudis Catalans comme autorité linguistique et Académie de la Langue Catalane pour l’ensemble du domaine linguistique catalan. Le Conseil Général s’engage, de fait, à respecter les normes linguistiques établies par l’Institut d’Estudis Catalans.

ARTICLE 3:
Les objectifs de la Charte Départementale pour la Langue Catalane sont les suivants:

  • garantir la survie et la transmission de la langue catalane, ce qui implique l’inversion de tendance de perte de locuteurs catalanophones;
  • permettre l’utilisation du catalan pour chaque habitant du département qui le souhaite: apprendre, entendre, parler et lire le catalan;
  • assurer la présence de la langue catalane dans les divers secteurs de la vie publique et sociale du département grâce au développement du bilinguisme;
  • contribuer à l’intégration des nouveaux arrivants et participer à la cohésion sociale et au développement économique du département grâce au respect de la personnalité linguistique et culturelle catalane.

ARTICLE 4:
De manière générale, toutes les structures départementales (services, administrations, organismes associés et partenaires) intégrent la dimension de la langue catalane dans leurs fonctions et attributions, en particulier en ce qui concerne la communication avec le public et la signalisation.

ARTICLE 5:
L’enseignement est la clef de voûte de toute politique linguistique: il est l’outil basique et indispensable à la transmission du catalan aux jeunes générations. Le Conseil Général se fixe comme priorités les points suivants:

  • aide à l’ouverture de classes bilingues
  • généralisation de la sensibilisation à tous les enfants
  • aide au développement de la formation pour adultes

ARTICLE 6:
Le Conseil Général intègre le principe général de bilinguisme et/ou présence du catalan sur les supports signalétiques et équipements relevant de sa compétence. Le Conseil Général établit des conventions avec d’autres institutions: État, Generalitat (Gouvernement Autonome de Catalogne), afin d’appliquer ces principes à la signalétique non départementale présente sur le territoire.

ARTICLE 7:
La langue catalane ne se limite pas à une discipline scolaire. Sa présence à tous les niveaux de la vie publique et sociale doit être garantie et encouragée. Sur ce point, le rôle de la collectivité départementale est déterminant afin d’assurer la vie effective au quotidien de la langue catalane.

Ainsi le Conseil Général développe la présence du catalan dans ses services, dans les documents qu’il produit (cartons d’invitation, bulletins, programmes, site Internet…), les campagnes et opérations de communication.

ARTICLE 8:
La survie et l’utilisation de la langue catalane vont de pair avec une présence et une diffusion permanente sur les mass medias (presse, télévision, Internet).

Dans ce secteur primordial en matière de présence linguistique, le Département aide au développement des moyens de communication publics et privés en catalan. Il développe ses propres outils de communication en catalan (magazine, site web…) et en garantit la présence.

ARTICLE 9:
A l’instar des mesures de son action pour la défense et la promotion de la langue catalane, le Conseil Général s’engage à mettre en place toutes les mesures susceptibles de conforter l’usage et la diffusion de la langue occitane sur le territoire concerné.

Ajudes per a les associacions no lucratives

El cidaj ens envia la informació següent:

ORDE d’11 de gener de 2008, de la Conselleria d’Educació, per la qual es convoquen ajudes econòmiques per a les associacions cíviques sense finalitat lucrativa per a la realització d’activitats de promoció de l’ús del valencià en 2008. [2008/645] (docv núm. 5 691, de 30.01.2008)
– vegeu text

Espanyolisme lingüístic

Això de tindre idees és cosa d’estudi, de reflexió, d’inspiració i molt sovint, de silenci. Hi ha però qui considera que les idees són per a abatre alguna peça que es perseguix més o menys racionalment. Hi ha qui perseguix el poder i considera que amb unes quantes idees proclamades l’aconseguirà. Per exemple, Mariano Rajoy ha tingut la idea d’imposar l’espanyol a Espanya. Cap novetat, ja que és una cosa que ja es diu en la Constitució espanyola i que té un efecte ben quantificable i constatable en cada escola, cada poble i cada casa de tota Espanya. Però Mariano Rajoy ha afinat la idea (La Vanguardia, 20.01.2008):

El PP proposa que en les comunitats amb llengües cooficials es «garantixquen els drets preferents de pares i alumnes perquè en tots els cursos i en totes les etapes educatives la llengua castellana s’oferixca com a llengua vehicular al costat de la cooficial».

Podem constatar que hi ha unes suposades llengües «cooficials», terme inexistent en l’ordenament jurídic —pel que sé—, ja que o són oficials o no, i para de comptar. A més, la pensada té substància, perquè es tracta que els pares —pel que he sentit hui a la ràdio— decidixquen no tant que els seus alumnes sàpien més llengües, sinó que siguen educats en una llengua, una proposta ideològica que no pretén garantir l’aprenentatge de res, sinó el nacionalisme lingüístic. Integrisme espanyol, vaja, i tampoc podem dir que la cosa siga nova.

En eixa estela, Luis Bernardo Díaz Alperi ho té molt clar, des del País Valencià estant, allà on el seu partit branda senyes d’identitat com la llengua, però només per a agarrar acalorades, ja que a l’hora de fer-ne ús amb normalitat no els ix, diríem (El País, 30.01.2008):

Alperi ignora el valencià en el web turístic d’Alacant

Rosa Biot – Alacant – 30.01.2008

En anglés, francés, alemany i, per descomptat, en castellà. Però no en valencià. El Patronat Municipal de Turisme de l’Ajuntament d’Alacant, que presidix Luis Díaz Alperi, del PP, va presentar ahir en roda de premsa un nou web turístic, que entra hui en funcionament amb motiu de la celebració a Madrid de la fira de turisme (Fitur). Es pot vore en quatre idiomes, però no està disponible en valencià, un dels dos oficials de la Comunitat Valenciana. La pàgina virtual de l’Ajuntament de la ciutat sí que oferix l’opció als ciutadans de vore la informació en valencià, encara que els seus continguts estan només parcialment traduïts.

L’oblit del valencià en la nova pàgina web en la qual l’Ajuntament d’Alacant mostra l’oferta d’oci de la ciutat es produïx a pesar que el 38,9 % dels viatgers que va rebre l’any passat la província d’Alacant procedien de diferents punts de la Comunitat Valenciana i un 7,8 % de Catalunya, segons el balanç d’ocupació turística de l’any passat realitzat per l’Institut Nacional d’Estadística (ine).[…]

Naturalment, convé consultar el butlletí número 5 de Cercle XXI per a comprendre una mica més sobre l’espanyolisme lingüístic reviscolat, que ha passat de la vergonya pel que van fer durant segles a la poca vergonya i a la supèrbia pel que es pensen que són i pel que diuen que volen fer d’ara en avant, sense cap ànim d’esmena, per cert.

Equivalències dels certificats de coneixements de català

Xavier Rull (InfoZèfir, 28.01.2008) aporta la informació següent sobre equivalències pel que fa als coneixements de català:

ORDRE VCP/17/2008, de 14 de gener, de segona modificació de l’Ordre PRE/228/2004, de 21 de juny, sobre els títols, diplomes i certificats equivalents als certificats de coneixements de català de la Secretaria de Política Lingüística, modificada per l’Ordre VCP/13/2007, de 24 de gener.

Diari Oficial de la Generalitat de Catalunya núm. 5 057 (28.01.2008)

Cinema en valencià gràcies a les universitats

Cinema a Alacant
Les universitats valencianes continuen havent de fer la faena que no fa la Generalitat valenciana. No hi ha cinema en valencià a les cartelleres, perquè la Generalitat de Francisco Camps està més preocupada de censurar la televisió pública en valencià que en moure un dit (o un euro) per a promoure el cinema valencià i en valencià. Obres faraòniques sí que en fan i en paguem, i és on van a parar els diners valencians, enterrats en projectes que degraden el territori i no fan cap més servei que enriquir alguns propietaris d’empreses constructores i accionistes o col·laboradors imprescindibles.

Per contra, tenim la tasca simple i eficaç dels serveis lingüístics de les universitats valencianes, que aconseguixen suplir la desídia política de les institucions públiques i ens permeten accedir d’alguna manera a un recurs cultural bàsic encara hui en dia.

(La informació que hem rebut fins ara és incompleta: no disposem encara de les dades de totes les ciutats on hi ha programació en valencià.)

Alacant

Per a la informació d’Alacant, polseu sobre la imatge (o accediu a l’enllaç del cartell)

València

Programació del 29 de gener al 28 de febrer (1r bloc)

Cinema doblat o original d’actualitat
Cada dimarts a les 20:00 h als cines UGC Ciné Cité (CC Campanar. València)

  • L’última comèdia de Woody Allen: Cassandra’s Dream
  • La vida dels altres (Das Leben der Anderen), una mirada peculiar sobre l’espionatge a l’antiga Alemanya de l’Est
  • Això és ritme (Rhythm is it!) de Thomas Grube i Enrique Sánchez Lansch, un experiment artístic i pedagògic de l’Orquestra Filharmònica de Berlín amb 250 joves
  • El millor cinema actual fet en la nostra llengua: El taxista ful de Jo Sol, premiat recentment; i Barcelona (un mapa) de Ventura Pons

Cinema subtitulat de qualitat.
Cada dijous a les 19:00 h als Cines Albatros (Pl. Fra Lluís Colomer. València)

  • Irina Palm, de Sam Garbaski
  • Memòries de la Xina (Electric Shadows / Mengying tong nian) de la jove directora Xiao Jiang
  • Converses amb el meu jardiner (Dialogue avec mon jardinier) de Jean Becker
  • Manderlay, del danés Lars Von Trier —la segona part de la trilogia «USA: Land of Opportunity», la primera part de la qual és Dogville
  • Molière de Laurent Tirard

Avantatges intel·lectuals de conéixer idiomes

Els polítics haurien de tindre prohibit apel·lar a la irracionalitat. De moment, és legal fer-ho. Per sort, ara no ha segut de la demostració de la superioritat d’una raça espanyola o dels trets genètics o fisonòmics dels lladres i assassins, on també trobaríem científics disposats a combregar-hi i aportar llibres i dades. El senyor Aznar López només l’ha feta servir (la llengua espanyola, la seua senya d’identitat) per a alimentar la confusió sobre la imposició de l’espanyol a Espanya (implantada molt abans de la Constitució, per cert) i per a exaltar un victimisme fal·laç dels espanyols que no volen saber res més que espanyol i que defenen el seu dret a la ignorància (i a menysprear els altres).

D’altra banda, i per a gaudi de valencians patrioters, ha defés de passada el model de política lingüística de Francisco Camps (gens líder ni pioner en esta ocasió), consistent a implantar una subordinació —més o menys ineficient: la mala idea no garantix l’èxit— que imposa als catalanoparlants el deure de fer sempre una manifestació de militància lingüística si volen fer ús dels seus drets.

Naturalment, si els experts científics mostren dades, estudis i un acord bastant general sobre la millor manera d’aprendre llengües, els avantatges socials i personals que aporta conéixer diversos idiomes, els beneficis que reporta eixa activitat en la prevenció de malalties degeneratives i en la millora de la capacitat intel·lectual, podríem concloure que Aznar López està interessat, per algun motiu que només ell coneix amb certesa, en aconseguir tot el contrari per als ciutadans espanyols.

En realitat, mentres els seus pronunciaments ens inciten a l’activitat intel·lectual, això ha de ser indubtablement positiu. Gràcies, doncs.

La notícia del diari El País (13.01.2008; l’hem traduïda amb l’ajuda de l’Internostrum) és la següent:

Aznar crida a combatre la política lingüística de Catalunya

Miquel Noguer – Barcelona – 13.01.2008

José María Aznar va acudir ahir a auxiliar al pp català en el seu cos a cos amb Ciutadans pel vot dels contraris a la política lingüística de la Generalitat. De «greu problema per a la llibertat» va qualificar l’expresident l’actual model lingüístic de Catalunya, on el català és l’idioma vehicular en l’escola. Va alertar de la reforma legislativa que prepara el govern autònom per a reforçar el paper del català en l’educació. «L’objecte d’eixa revisió no és altre que incorporar a les polítiques lingüístiques en estes comunitats nova dosis de coacció». Per este motiu l’expresident cridava els ciutadans a «criticar» i a «denunciar» esta situació.

Aznar va presentar ¿Libertad o coacción?, un llibre de la fundació faes, que presidix, i que carrega contra els models de normalització lingüística de Catalunya, País Basc i, en menor mesura, de Galícia. Defensa, en canvi, els models aplicats a la Comunitat Valenciana i a Navarra, ambdues amb presidents conservadors. Aznar va qualificar d’«enemics de la llibertat» els defensors de la immersió lingüística en català.

El Partit Popular català torna a enarborar la bandera del castellà després d’uns anys en els quals el seu expresident Josep Piqué va evitar atiar el conflicte lingüístic. El nou president imposat per Mariano Rajoy, Daniel Sirera, tracta de recuperar el pols. No obstant això, part del seu espai polític se l’ha menjat Ciutadans, partit que va assolir tres escons en les últimes eleccions catalanes a força de denunciar la «persecució» del castellà a Catalunya.

L’estratègia del pp per a combatre a Ciutadans ha estat la d’atraure’s a alguns dels seus membres fundadors. A través de faes i de la branca catalana de la fundació, Catalunya Futur, ha fitxat a l’escriptor Xavier Pericay, coordinador del llibre que ahir va presentar Aznar. La fundació també ha incorporat a Maite Nolla, ex portaveu de Ciutadans. Este fitxatge va motivar la seua expulsió de l’executiva.

El mateix diari ens proporciona l’endemà la resposta política de ciu i icv:

ciu i icv repliquen la crítica d’Aznar a la política lingüística

Duran i Herrera rebutgen que es discrimine el castellà

El País – Barcelona – 14/01/2008

Les reaccions a les declaracions de l’expresident del govern central José María Aznar, que va qualificar el dissabte a Barcelona l’actual model lingüístic català de «greu problema per a la llibertat», no van tardar a aparéixer. Els candidats al Congrés dels Diputats de ciu, Josep Antoni Duran Lleida, i icv-euia, Joan Herrera, van arremetre ahir contra les declaracions de l’anterior líder del pp.

Duran va rebutjar que a Catalunya hi haja cap problema amb la llengua, i va recordar que «l’únic lloc on no es pot utilitzar el català és al Congrés i al Senat». El líder democristià va lamentar Esta circumstància, ja que va considerar que ambdues càmeres «representen a més la pluralitat cultural d’Espanya, quan en molts països democràticament avançats les diferents llengües són llengües de treball». Duran va recordar a Aznar que «sap que el català és la llengua de Catalunya i que el castellà també hi és llengua oficial».

Herrera va instar els partits catalans a comprometre’s a no pactar amb el pp després dels comicis del 9-m per considerar que és l’única manera de defensar l’actual model lingüístic a Catalunya. El candidat ecosocialista va afirmar ahir que és necessari crear un «cordó sanitari» per a evitar que el «fals discurs sobre la situació del castellà a Catalunya impregne la societat espanyola», va explicar en un comunicat que el partit va difondre ahir.

El portaveu de la Comissió de Nous Catalanoparlants, Josep Anton Fernández, va considerar «trampós» el vídeo del pp sobre el model lingüístic de les escoles, informa EuropaPress. Fernández va assegurar que atés que «el català és més feble a Catalunya que el castellà», la immersió lingüística constituïx «una acció afirmativa necessària» en favor de l’idioma.

Aznar va apostar dissabte per «reformar» les polítiques lingüístiques de les comunitats autònomes amb llengua pròpia, especialment les del País Basc i Catalunya. Aznar va titllar estos models d’«instruments de coacció» contra els castellanoparlants durant la presentació dissabte a Barcelona de ¿Libertad o coacción?, un llibre de la fundació faes que ell presidix.


  • Article relacionat: «tv3 y el pancastellanismo» de Francesc de P. Burguera (El País, 14.01.2008).

¿Quina política per a quin país?

Dimecres passat, a Ca Revolta, Josep Lluís Gómez Mompart, Rafael Xambó i Diego Gómez van presentar el llibre de Toni Mollà Quina política lingüística?. La cosa reuní vora una trentena de persones, entre les quals puc esmentar —perquè en conec els noms— Isaura Navarro (eupv), Manuel S. Jardí (periodista) i Vicent Moreno (pspv-psoe).

La presentació de Rafael Xambó destacà el constant enfocament social i polític de les reflexions de Toni Mollà, en la línia dels treballs que anima Miquel de Moragas i en consonància amb els plantejaments de Ninyoles, tot i que ací, per a evitar les conegudes picabaralles entre egos diversos, Xambó esmentà per ordre alfabètic el triplet més important de sociolingüistes del País Valencià: Lluís V. Aracil, Rafael Ninyoles i Vicent Pitarch.

La intervenció de Diego Gómez (Escola Valenciana) destacà la participació de Toni Mollà en el primer congrés d’Escola Valenciana (1993), a més del fet que les reflexions de Toni Mollà han estat aportacions i inspiracions que sempre els han servit de referent.

Josep Lluís Gómez Mompart (uveg), català que es descatalanitza i es valencianitza amb el passar dels anys, destacà la importància d’Escola Valenciana, més gran que la dels moviments paral·lels de Catalunya, atés que el moviment valencià es troba a la intempèrie i amb l’hostilitat política de Partit Popular, és a dir, de moltes de les institucions valencianes governades per dirigents d’este partit. D’altra banda, a més de l’allunyament i oblit permanent que els catalans practiquen respecte del País Valencià, considerà que en realitat este país no és ni normal ni anormal, sinó «paranormal».  Més encara, creu haver descobert que no n’hi ha una manera valenciana de ser espanyol, com diuen alguns polítics, sinó que tenim simplement polítics espanyols que necessiten fer de valencians de tant en tant.

Una dada que convé retindre, segons Mompart, és que entre el públic assistent a la presentació hi havia més o menys un 3 % de menors de trenta anys, proporció semblant a la de persones que viuen en el sector agrícola, i, per tant, podem concloure cap a on va la cosa. Citant Quim Monzó, la llengua sobreviurà si servix per a lligar.

Finalment intervingué Toni Mollà, que començà agraint a Ca Revolta l’organització de l’acte, que li feia rememorar la presentació del llibre d’Oleguer Presas Camí d’Ítaca, acte en què pensà en Joan Cordero, antic jugador del València que n’hagué d’eixir per les idees que defensava i que ha estat un dels defensors més tenaços del territori a Godella. Quedaven lligades així moltes coses.

Contra el que havia reclamat Mompart, una premsa satírica popular, Mollà deixà caure que l’espai estava ocupat per la premsa suposadament seriosa, i cità la notícia del diari Levante sobre la disfunció erèctil dels diputats de les Corts.

D’altra banda, quant a Catalunya, considerà que, a pesar del que ens sembla des d’ací, «no lliguen els gossos amb llonganisses» pel que fa a l’ús de la llengua. En tot cas, les societats evolucionen cap a una major complexitat i convindria, indefugiblement, que els professionals que estudien la faceta social de les llengües coincidiren en el diagnòstic, cosa que no s’edevé i que suposa un greu inconvenient a l’hora d’aplicar polítiques lingüístiques, decisions que són importants i que no poden quedar en mans únicament dels polítics.

En eixe sentit, cal una via ciutadana —no subvencionada pels poders polítics— que intervinga en la gestió de la política lingüística, tal com ha passat a Finlàndia, Holanda o al Canadà, on la política lingüística és una faceta més de l’estat del benestar. Escola Valenciana forma part ja d’eixa espenta social. I en este punt, i una mica revisant les reivindicacions actuals de l’organització, Mollà considerà que cal tindre present que els temps actuals són ben diferents d’aquells en què calia reclamar línies en valencià. Ara cal fer un pas més i aconseguir que el valencià siga un element comú de la societat, motiu pel qual no pot quedar-se limitat a les línies, que al capdavall són un factor de separació entre alumnes (naixcuts ací o nouvinguts).

En definitiva, segons Toni Mollà, la privatització tan estesa dels àmbits públics tradicionals fa que la llengua es jugue el seu futur en el contacte directe entre les persones, en els mitjans de comunicació i en Internet, els tres camps on cal consolidar la presència del català. Estirant este fil, en el debat posterior, Vicent Moreno demanà per la implicació real de la societat, d’aquells ciutadans i usuaris de serveis públics i privats que han de reclamar el seu dret a ser atesos en valencià.

En qualsevol cas, durant el vinet posterior —ja no ens hi vam quedar— espere que el català servira bona cosa per a lligar, fins i tot amb part del públic que abans de la presentació va entrar a la sala parlant en castellà. Curiositats sociolingüístiques.


  • Web de Toni Mollà

Catorzena sentència que avala la titulació de filologia catalana en les oposicions

Alfons Esteve ens informa que hi ha una catorzena sentència que reconeix l’adequació de la titulació de filologia catalana com a titulació que garantix la capacitació en valencià. Ens tramet la nota de premsa de l’stepv, el sindicat que havia interposat el recurs:

El Tribunal Superior de Justícia valencià torna a reconèixer el títol de Filologia Catalana i la denominació de català en la que fa catorze sentències

L’STEPV-Iv ha tornat a guanyar un recurs contra les ordres de la Conselleria de Cultura, Educació i Esports de 13 de març de 2006 que no reconeixien la titulació de Filologia Catalana per acreditar el coneixement de valencià en les oposicions als cossos de mestres i professors de primària i secundària.

El Tribunal Superior de Justícia valencià, en una sentència pràcticament idèntica a la que fa un parell de dies havien donat a conèixer les Universitats de València i Alacant, seguint els arguments del Tribunal Constitucional (sentència 75/1997, de 21 d’abril), ha desautoritzat novament el Govern Valencià en la seua pretensió d’insistir en el reconeixement de la doble denominació de valencià i català per al nom de la llengua pròpia. Amb aquesta, ja en són 14 les sentències consecutives del Tribunal Superior de Justícia valencià.

De moment, la Generalitat Valenciana, tot i que les sentències són d’obligat [compliment] per a tothom, i molt especialment, per als poders públics, no les ha acatades i any rere any des de 2004, data de la primera sentència, ignora i vulnera aquests manaments judicials.

Sofismes i fantasies

El professor Branchadell s’ha fixat —un poc massa, segons el parer de Fernando Savater— en les propostes lingüístiques que ha llançat un nou partit espanyol (upd). Les idees que sorgixen d’eixe partit, i que a voltes exposa Fernando Savater, no són tant una proposta raonada i democràtica de gestió lingüística, sinó una presumpció i una enyor d’un suposats beneficis del monolingüisme, on els principis que defenen s’han d’aplicar només en el sentit que beneficie els parlants de l’espanyol —que som tots, serien capaços de dir— i que arracone els parlants de les altres llengües a un silenci, per suposat, pacífic i gens bel·ligerant —que som gent de pau, ¡ei!.

Com es pot observar en la petita rèplica de Fernando Savater, el seu rigor grinyola en tractar qüestions de llengua, atés que és verdaderament penós llegir que uns suposats abusos «que salta a la vista que hui es cometen» podrien fonamentar el seu posicionament, que partix de la discriminació d’uns ciutadans castellanoparlants a Catalunya o al País Basc.

Malauradament, el senyor Fernando Savater, que considerava que emetre partits de futbol en èuscar per la televisió era més o menys una bajanada dels temps (ja fa uns anys d’això), pretén argumentar sense dades ni fonaments legals, i pitjor encara, capgirant les dades reals sobre la discriminació lingüística a Espanya. És lamentable, però en lloc de preocupar-se pels drets dels ciutadans es preocupa pels drets dels castellanoparlants —on cal entendre el privilegi de ser castellanoparlant.

L’article d’Albert Branchadell aparegué en el diari El País (05.01.2008; l’hem traduït amb l’ajuda de l’Internostrum):

La llengua com a arma llancívola

Diferents formacions polítiques demanen la supremacia del castellà en tot l’estat. Però el multilingüisme no està renyit amb l’excel·lència, com ho il·lustra Finlàndia, al capdavant de l’Informe PISA

Albert Branchadell – 05.01.2008

La marxa de la Constitució espanyola com a encarnació del consens a què van arribar els espanyols durant la Transició sembla arribar a la fi. En este moment el text constitucional es troba sota el foc creuat dels que proposen superar-lo en un sentit federalitzant i dels que, en sentit oposat, més que una reforma constitucional postulen una contrareforma constitucional, que faça marxa enrere en el desenvolupament de l’Estat autonòmic, reduint obertament l’autonomia a la descentralització. I tot això sense oblidar als que, simplement, ja no desitgen viure sota cap Constitució espanyola.

En dates recents s’ha presentat en societat un nou partit polític que fa precisament de la contrareforma constitucional la seua principal bandera. Si el possible impacte electoral d’Unió, Progrés i Democràcia (upd) és encara una incògnita, el seu impacte mediàtic i polític són evidents: per ventura temorós de la competència que suposa upd, un dels dos grans partits espanyols ja ha corregut a apropiar-se tant de la filosofia del nou partit (on upd diu que la base de la ciutadania democràtica és «la llibertat en igualtat», el pp proclama que Espanya és una «nació de ciutadans lliures i iguals») com de la proposta de reforma constitucional com a instrument per al tancament definitiu del model territorial.

A més de tancar el model territorial, la proposta de reforma constitucional que presidix el manifest d’upd es centra en la «millora i reforç dels drets i obligacions individuals, que han de ser estrictament iguals per a tots els ciutadans del país». Pel que sembla, l’article 139 de la Constitució és insuficient com garantia d’eixa igualtat: «Tots els espanyols tenen els mateixos drets i obligacions arreu del territori de l’estat». I probablement és insuficient perquè l’article 139 no ha impedit que el Tribunal Constitucional, un òrgan no precisament «sotmés a constant desbordament per les pretensions nacionalistes», ho interprete d’una manera que exclou l’estricta igualtat. En la seua sentència 46/1991, el Tribunal Constitucional es va pronunciar sobre la constitucionalitat d’una llei del Parlament de Catalunya segons la qual durant el procés de selecció els aspirants a funcionaris autonòmics en eixa comunitat havien d’acreditar el coneixement oral i escrit de la llengua catalana. Doncs bé, heus ací el que va disposar el nostre alt tribunal al desestimar el recurs d’inconstitucionalitat interposat: «L’establiment d’un règim de cooficialitat lingüística en una part de territori de l’estat no contradiu el principi d’igualtat dels espanyols en tot el territori nacional, ja que tal principi no pot ser entés de cap manera com una rigorosa i monolítica uniformitat de l’ordenament de la qual resulte que arreu del territori es tinguen els mateixos drets i obligacions». No es tracta d’un pronunciament aïllat, sinó tota una línia jurisprudencial l’últim reflex de la qual és la recent sentència sobre l’estatut valencià, segons la qual «la pluralitat i la diversitat d’ordenaments són trets consubstancials a l’estat autonòmic i la seua realitat no pot, per definició, ser contrària a la Constitució, que és, al capdavall, la norma que la fa possible».

La referència a qüestions lingüístiques per part d’upd no és fortuïta, perquè en la seua proposta d’estricta igualtat este partit reserva una posició crucial a la llengua castellana, considerada imprescindible «com a vehicle d’enteniment general i debat de les qüestions que pertoquen a tota la comunitat», sota la creença que una llengua comuna és l’«instrument polític per a la realització dialèctica de la democràcia». Este postulat nega implícitament la realitat de les democràcies multilingües, com Bèlgica o Suïssa, que funcionen perfectament en absència d’una llengua comuna. El de «perfectament» pot resultar xocant per a Bèlgica, que travessa una profunda crisi, però no hauria de ser-ho: la crisi belga no és causada per l’absència d’una llengua comuna, i en qualsevol cas cap actor posa en dubte el caràcter trilingüe de l’estat belga, que a més del neerlandés i francés reconeix l’alemany com a llengua oficial. Si Bèlgica no convenç, cal pensar en Suïssa, una de les democràcies més antigues, més estables i més pròsperes del continent europeu, on el debat de les qüestions que pertoquen a tots els suïssos discorre en tres llengües oficials (alemany, francés i italià). Que el multilingüisme no està renyit amb l’excel·lència ho il·lustra de manera precisa Finlàndia, que una vegada més encapçala amb escreix el rànquing de l’Informe PISA, amb 63 punts per damunt de la mitjana de l’OCDE i 15 més que en l’any 2003. Pocs comentaristes de l’Informe PISA han recordat que Finlàndia reconeix dues llengües nacionals (finés i suec): el fet de parlar dues llengües distintes no ha impedit als parlamentaris finlandesos debatre i aprovar la legislació que fonamenta un sistema educatiu que és l’admiració del món sencer. En fi, el postulat de la llengua comuna també nega la realitat de la nostra Unió Europea, per a la qual el «instrument polític per a la realització dialèctica de la democràcia» és precisament el multilingüisme. Però el més remarcable d’este postulat no és que contradiga l’activitat de Rosa Díez o la dels actuals eurodiputats del pp, que debaten sobre qüestions que pertoquen a tots els europeus en absència d’una llengua comuna europea; el més remarcable és que, sense dissimular massa, ens duga de l’estricta igualtat entre els ciutadans espanyols a la seua estricta jerarquització.

En el seu manifest UPD proposa «l’escrupolós compliment del dret a l’escolarització en la llengua materna, atacat i negat en diverses comunitats autònomes». Per a començar, la proposta suposa altra reforma constitucional, encara que UPD s’oblide de presentar-la com a tal, perquè el nostre Tribunal Constitucional també ha declarat que de l’article 27 de la Constitució, que regula el dret a l’educació, no es desprén el dret a rebre l’ensenyament en la llengua materna de l’interessat, la qual cosa faculta als poders públics (en este cas de Catalunya) les llengües de comunicació en l’ensenyament (STC 337/1994). El problema d’esta proposta és que, encara que esmente la «llengua materna», en realitat es referix exclusivament el castellà. (Si el dret s’aplicara realment a la llengua materna de cadascú, i els drets individuals «han de ser estrictament iguals per a tots els ciutadans», hauríem de trobar a Rosa Díez defensant el dret a escolaritzar-se en català/valencià, gallec o èuscar als espanyols d’eixes llengües maternes residents a Madrid —un dret, per cert, que fins a ara no havia demanat ningú—). Heus ací, doncs, que UPD planteja una doble tipologia de ciutadans en el seu marc d’estricta igualtat: els espanyols de llengua materna castellana, que tindran dret a escolaritzar-se en la seua llengua estiguen on estiguen, i els espanyols d’altres llengües maternes, l’igual dret dels quals no es pren en consideració. I si açò no és un símptoma inequívoc de jerarquització dels ciutadans en funció de les seues llengües, observem la defensa de la prevalença de la llengua «comuna» sobre la «particular» (terminologia preconstitucional inclosa), una prevalença que comporta descartar el coneixement d’una llengua «particular» com a requisit per a exercir ocupacions públiques —en contra, una vegada més, de l’acreditada jurisprudència constitucional—. La doble tipologia és inequívoca: hi haurà uns ciutadans espanyols que sempre tindran la garantia de poder comunicar-se en la seua llengua amb els empleats públics i altres ciutadans, no menys espanyols, privats d’eixa mateixa garantia.

Allò inquietant d’este assumpte no és que aparega un partit nou amb tan enganyosos postulats. És més inquietant que un dels dos grans partits d’Espanya, amb possibilitats serioses de governar, els incorpore al seu programa polític. I, posats a concretar, el més inquietant de tot és el que va dir Mariano Rajoy en la conferència política del pp del passat mes de novembre: «Si les autonomies defensen la seua llengua, Espanya haurà de defensar la seva». Disculpen vostés: ¿Espanya té una sola llengua? ¿Per ventura caldrà reformar també l’article 2 de la Constitució, per a sostraure al català/valencià, gallec i èuscar la seua condició de llengües espanyoles?


Albert Branchadell és professor de la Facultat de Traducció i Interpretació de la Universitat Autònoma de Barcelona

La resposta en carta al mateix diari és del dia 08.01.2008 (l’hem traduïda amb l’ajuda de l’Internostrum):

Sofismes lingüístics

Fernando Savater 08/01/2008

El professor Branchadell alerta contra els «enganyosos postulats» lingüístics d’upd («La llengua com arma llancívola», El País, 5 de gener del 2008), però em tem que per a denunciar-los incorre en algun sofisma que altre. Assenyale el més evident: el dret a l’escolarització en la llengua materna que es planteja en les comunitats on a més del castellà hi ha altra llengua oficial, no en les altres. Tanmateix, si algun dia a Madrid o Sevilla hi haguera una demanda suficient d’ensenyament públic en català o èuscar, em semblaria molt bé que fóra atesa, però mentres l’esperem allò urgent és no privar de la seua opció a qui ja volen ser escolaritzats en castellà a Catalunya o el País Basc, que són moltíssims.

De manera que de doble tracte, res de res: el que passa és que hi ha ciutadans que viuen en comunitats amb una sola llengua oficial i altres en les quals en tenen dos. La una és comuna a tot l’estat, l’altra, particular a aquesta comunitat. No sé si aquesta precisió lingüística és preconstitucional, però a mi em resulta de certa utilitat. Com també crec políticament útil que hi haja eixa llengua comuna, que allí on falta no deixen bastants d’enyorar (cas de Bèlgica o de la pròpia Unió Europea). En Espanya, parlant a títol personal, em sembla desitjable una reforma constitucional per a aclarir l’estatus de les diverses llengües oficials, ja que salta a la vista que hui es cometen abusos i es fomenten malentesos sectaris.

D’altra banda, cal agrair l’atenció que presta a upd l’última pàgina de la renovada secció d’opinió del nostre periòdic, la més extensa i reservada a encàrrecs especials. Tant de bo seguixca eixe interés en el futur, fins i tot amb algun article a favor del nou partit.